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  1. Le renouvellement d’un bail commercial EHPAD

    L’investissement en chambre EHPAD est un placement immobilier sécurisé qui offre divers avantages fiscaux. L’un des éléments principaux de cet investissement est la signature du contrat de bail commercial avec l’exploitant de la résidence EHPAD. Une question que les investisseurs se posent souvent :

     

    1. Que se passe-t-il au renouvellement du bail commercial avec mon gestionnaire ?

    Tout d’abord il faut noter que chaque bail commercial EHPAD est différent et que les conditions et avantages proposées dans un bail diffèrent largement d’un gestionnaire à un autre. Lors de votre acquisition de chambre EHPAD vous avez pu analyser les points suivants :

    –       durée du bail

    –       gestionnaire de la résidence

    –       rentabilité offerte

    –       indice de revalorisation des loyers

    –       plafonds de la revalorisation des loyers

    –       article 605 du code Civil

    –       article 606 du code civil

    –       montant et répartition des charges

    –       montant du mobilier et du renouvellement

    Ces quelques points font partie des fondamentaux d’un bail commercial en EHPAD. Lorsque vous effectuez une acquisition VEFA vous avez généralement un bail commercial de 12 ans, alors après ces 12 années, que devient mon bail commercial ?

    Au terme du premier bail commercial, le gestionnaire fera la proposition d’un nouveau projet de bail commercial pour une durée (en général) de 10 ans. Ce projet de bail sera proposé aux propriétaires qui pourront l’accepter ou bien le refuser mais devront alors engager une procédure solidaire contre l’exploitant pour argumenter et justifier le fait que la résidence est solvable et ne doit pas modifier le bail commercial.

    1ère cas de renouvellement de bail commercial EHPAD : votre bail commercial est renouvelé à l’identique et donc vous ne perdez aucun avantage et vous ne subissez aucune perte.

    2ème cas de renouvellement de bail commercial EHPAD  : le gestionnaire rencontre des difficultées et souhaite réduire le rendement ou certains autres points du bail.

    Il est évident que l’objectif est de se retrouver dans la première situation afin de continuer la gestion de son bien dans les mêmes conditions. Cependant il arrive régulièrement que des investisseurs se retrouvent dans la seconde situation, avec un nouveau bail commercial qui propose une baisse des loyers ou bien le retrait de l’article 606 à la charge du gestionnaire et donc le paiement des gros travaux aux frais des propriétaires des chambres EHPAD.

     

    2. Comment se protéger et donc mettre toutes les chances de son côté pour avoir un renouvellement à l’identique : choisir un gestionnaire sérieux !

    En effet plus le gestionnaire est un gros exploitant national (ou international) plus vous aurez de chances de conserver vos avantages lors du renouvellement du bail commercial.

     

    Afin de garantir un renouvellement de bail commercial dans de bonnes conditions nous conseillons aux investisseurs :

    –       être conseillé par un professionnel

    –       choisir un gros exploitant EHPAD

    –       analyser précisément le bail commercial initial

    –       faire attention à un bail très attractif avec des rendements supérieurs à 5,2%

    Plus le gestionnaire offre de rendement, plus il lui sera difficile de les maintenir. Il ne faut donc pas sélectionner un bien uniquement sur le critère de rendement car un rendement trop élevé sera certainement destiné à une baisse. Une résidence EHPAD est aujourd’hui profitable au delà de 80 lits mais les charges d’exploitation sont tout de même très élevées, il ne faut donc surtout pas rogner sur la qualité du gestionnaire pour obtenir un rendement plus important.

    Notre métier est de proposer les meilleurs programmes EHPAD aux investisseurs et donc nous analysons régulièrement le renouvellement d’un bail commercial pour garantir à nos investisseurs des conditions optimums.

    Prenons l’exemple d’un bail neuf avec le gestionnaire ORPEA et de son renouvellement de bail :

     

    Bail ORPEA initial :

    –       rendement moyen de 4,5%

    –       revalorisation locative : indice EHPAD

    –       plafond de revalorisation : 0% à la baisse et 2,5% à la hausse

    –       605 et 606 à la charge du gestionnaire ORPEA

    –       assurances : à la charge du gestionnaire ORPEA`

    –       charges de copropriété : à la charge d’ORPEA

    –       taxe sur les ordure ménagères : à la charge d’ORPEA

    –       renouvellement du mobilier et taxe foncière à la charge de l’investisseur

     

    Bail ORPEA renouvelé :

    –       rendement moyen de 4,5%

    –       revalorisation locative : indice EHPAD

    –       plafond de revalorisation : 0% à la baisse et 2% à la hausse

    –       605 et 606 à la charge du gestionnaire ORPEA

    –       assurances : à la charge du gestionnaire ORPEA`

    –       charges de copropriété : à la charge d’ORPEA

    –       taxe sur les ordure ménagères : à la charge d’ORPEA

    –       renouvellement du mobilier et taxe foncière à la charge de l’investisseur

     

    La modification que nous observons dans la plupart des cas avec ORPEA est la baisse du plafond de revalorisation locative de 0,5%. Cela signifie que votre canal d’augmentation des loyers se situera entre 0% et 2% par an. C’est une modification mineure. Nous considérons clairement que c’est l’un des exploitants qui fait partie des gestionnaires qui vous permettront de sécuriser votre renouvellement de bail commercial.

    Pour obtenir plus d’informations sur ce sujet vous pouvez nous contacter directement afin que nous puissions vous renseigner et vous proposer une sélection de programmes EHPAD.

  2. Les 7 règles pour garantir un bon investissement EHPAD

    Les règles d’or pour un investissement EHPAD sécurisé

     

    Investir en résidence de services EHPAD s’avère être un bon placement pour préparer sa retraite et optimiser la fiscalité de ses revenus locatifs, cependant il faudra respecter certaines règles pour que votre investissement soit une bonne opération.

     

    Règle n°1 : Le choix du gestionnaire EHPAD

    Le gestionnaire de la résidence EHPAD sera votre unique interlocuteur et s’occupera de gérer votre bien. De plus le bail commercial que vous signez avec lui n’a de valeur que s’il peut respecter ses engagements, donc plus votre gestionnaire EHPAD sera un grand opérateur, mieux ce sera pour votre investissement en chambre EHPAD.

     

    Règle n°2 : Ne pas se laisser tenter par des rentabilités trop attractives

    Le rendement est important, mais attention à ce qu’il ne vous fasse pas tourner la tête. En effet c’est comme tout, plus le rendement est élevé plus le risque est important, et c’est pour cette raison que nous observons que les rendements supérieurs à 5,5% sont souvent proposés par des gestionnaires de petite taille avec qui le risque sera plus élevé.

     

    Règle n°3 : Étudier le bail commercial avec votre conseiller

    Le bail commercial que vous signez avec le gestionnaire est la clé de voûte de votre placement. Il reprend les points-clés et vous permet de maîtriser les recettes et les dépenses de votre investissement, il faudra donc le lire attentivement et demander à votre conseiller si un point vous pose problème.

     

    Règle n°4 : Choisir la bonne fiscalité

    Investir dans une chambre EHPAD est une chose, mais il faudra choisir le statut fiscal à mettre en place : LMNP classique en micro BIC ou BIC réel simplifié ou la défiscalisation en Censi-Bouvard. Le choix de votre statut fiscal est primordial, il faut sélectionner le meilleur statut fiscal en fonction de votre profil et de votre fiscalité.

     

    Règle n°5 : Maîtriser l’indice de revalorisation locative en EHPAD

    Le bail commercial évoque un point important : la revalorisation locative. Cette revalorisation est importante car plus vos loyers augmentent, plus votre bien prend de la valeur. Nous vous conseillons de privilégier un indice de revalorisation stable ou un indice composite (moyenne de plusieurs indices). Évitez un indice volatil comme l’indice ICC si vous n’avez pas de barrière de protection à la baisse.

     

    Règle n°6 : Maîtriser les décaissements liés à votre chambre EHPAD

    Il est important de maîtriser les charges que vous aurez dans le temps. Par exemple, lorsque vous achetez une chambre EHPAD et que vous profitez du statut LMNP il faut savoir que vous renouvelez le mobilier tous les 9 ans et que cette charge est payée par le propriétaire. Selon le programme et le gestionnaire cette charge peut passer du simple au double.

     

    Règle n° 7 : Privilégiez un professionnel pour votre investissement

    L’investissement dans une chambre EHPAD est devenu incontournable, tous les opérateurs peuvent vous le proposer : établissements bancaires, cabinets de conseil, experts comptables etc. Pour faire un bon investissement nous vous conseillons de passer par un expert qui pourra vous renseigner et vous sélectionner les meilleurs programmes EHPAD.

     

    Bonus : Contrairement à ce que certaines structures peuvent vous dire (pour vous vendre un bien) n’oubliez pas que vous ne pourrez pas placer un membre de votre famille dans votre chambre EHPAD, le bail commercial délègue totalement la gestion de votre bien.

    Notre équipe d’experts et de juristes est disponible pour vous renseigner et vous donner toutes les informations nécessaires.

  3. Loi Pinel : articles 605-606 dans le bail commercial EHPAD

    Avec la loi Pinel, nous passons d’un régime libéral (les parties sont libres de fixer les règles du jeu entre elles) à un régime dirigé (les parties ne sont plus libres de fixer la répartition des travaux et des charges).

    Le législateur a fixé désormais des règles impératives entre le bailleur et le preneur.

    Apparition dans le code de commerce de l’article L145-40-2 :

    « Tout contrat de location comporte un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés à ce bail, comportant l’indication de leur répartition entre le bailleur et le locataire. »

    « Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article. Il précise les charges, les impôts, taxes et redevances qui, en raison de leur nature, ne peuvent être imputés au locataire et les modalités d’information des preneurs. » 

    Il existe désormais une liste de charges, taxes qui pèseront sur le bailleur ou sur le preneur à bail.Cette disposition a pour objectif de mettre un terme au loyer triple net (qui transfère sur le bailleur la quasi-totalité des charges).

    Le décret dont il est fait mention prévoit un certain nombre de dépenses qui ne pourront plus être imputées ou récupérées sur le locataire.

    Art. R. 145-35 du décret du 3 novembre 2014 :

    « Ne peuvent être imputés au locataire :

    1/ Les dépenses relatives aux grosses réparations mentionnées à l’article 606 du code civil ainsi que, le cas échéant, les honoraires liés à la réalisation de ces travaux;


    2/ Les dépenses relatives aux travaux ayant pour objet de remédier à la vétusté ou de mettre en conformité avec la réglementation le bien loué ou l’immeuble dans lequel il se trouve, dès lors qu’ils relèvent des grosses réparations mentionnées à l’alinéa précédent »
     

    Avant, on avait dans un certain nombre de baux des dispositions contractuelles qui permettaient de mettre à la charge du preneur, l’ensemble des grosses réparations.

    Désormais le bailleur ne peut plus mettre à la charge du locataire preneur, l’ensemble des grosses réparations de l’article 606.

    Analyse de la loi

    Les textes contiennent un certain nombre d’anomalies qui laissent place à certaines questions sur leur portée et leur mise en œuvre.

    => Que contient la notion de « charges » ?

    L’inventaire prévu par la loi doit porter sur « les charges ». Les charges sont un accessoire du loyer.

    Cela consiste en ce qui va être payé par le bailleur au titre des locaux et dont il pouvait obtenir remboursement auprès du preneur si le contrat de bail le prévoit (ex : charges de copropriété).

    àCes charges peuvent elles porter sur les grosses réparations, la vétusté, la mise en conformité ?

    En principe non. La formulation des termes du décret est ambiguë.

    Raisonnement 1 : « les dépenses »

     

    – Le code civil fait une distinction entre les obligations de donner (obligation de payer) et les obligations de faire.

    – La notion de « dépenses »  renvoie à l’obligation de donner et donc de payer. Mais si dans le contrat de bail on dit, non pas que « le preneur doit supporter les dépenses » mais « réaliser les travaux relevant des grosses réparations de l’article 606 » alors l’obligation du preneur se transforme en une obligation de faire.

    – Doit-on considérer qu’en raison de ces nouvelles dispositions l’obligation de faire ne soit plus permise ? Si cela est le cas, le bailleur ne pourrait pas mettre à la charge du preneur l’ensemble des dépenses liées aux grosses réparations.

    Raisonnement 2 : « les grosses réparations »

     

    – L’article 606 a été rédigé en 1804.

    « Les grosses réparations sont celles des gros murs et des voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières. Celui des digues et des murs de soutènement et de clôture aussi en entier. Toutes les autres réparations sont d’entretien. »

    Ainsi doit-on considérer que nous ne sommes pas concernés lorsque nous ne sommes pas dans le cadre des travaux visé ? Cela reviendrait à dire que la liste est limitative. Or les techniques de construction aujourd’hui ont évolué et donc on ne peut pas réellement savoir si l’on est sur du gros mur etc…

    Dans ce cas c’est le discours de l’expert qui déterminera ce qui entre ou non dans le champ des grosses réparations.

    La jurisprudence permet de comprendre qu’il y aura une appréciation au cas par cas selon les constatations de l’expert.

     

    – L’article 606 renvoie implicitement à l’article 605 :

    « L’usufruitier n’est tenu qu’aux réparations d’entretien.

    Les grosses réparations demeurent à la charge du propriétaire, à moins qu’elles n’aient été occasionnées par le défaut de réparations d’entretien, depuis l’ouverture de l’usufruit ; auquel cas l’usufruitier en est aussi tenu. »

    Imaginons un cas de négligence du preneur à effectuer des travaux d’entretien qui conduit à devoir faire des grosses réparations. Peut-on continuer à les mettre à la charge du bailleur puisqu’elles sont normalement, par l’effet de la loi à la charge du preneur ?

     

    Raisonnement 3 : la question des parties communes et des parties privatives

     

    Dans un bâtiment, les travaux peuvent porter soit sur les parties communes soit sur le parties privatives.

    Dans le premier cas elles ne sont pas prises en charge par le preneur mais par le bailleur pris en la personne du syndic (qui doit assurer la conservation et l’entretien de l’immeuble). Le bailleur doit alors, au travers du paiement des charges de copropriété, assurer le financement de ces grosses réparations des parties communes.

    Ainsi par le mécanisme de récupération de charges, le bailleur imputait la quote-part de ces travaux sur le preneur.

    Il s’agit de dépenses liées aux grosses réparations (obligation de payer) qui sont désormais à la charge du bailleur sans pouvoir y déroger.

    En revanche, lorsque l’on revient à l’intérieur du logement il s’agit de parties privatives. Dans ce cas ne peut-on pas avoir dans le bail une obligation de faire aux termes de laquelle on aura mis à la charge du preneur non pas les dépenses liées à ces grosses réparations  mais l’ensemble des travaux. La formulation dans le contrat de bail reprendrait l’obligation pour le preneur non pas de « payer » les travaux mais de les « réaliser ».

    Le bailleur peut jouer sur l’ambiguïté des textes qui ne mentionnent pas expressément l’obligation de faire.

    Les juristes sont toujours au stade du questionnement.

     

    => Question : Comment neutraliser l’impact de ces règles qui ont des conséquences sur l’équilibre du contrat et sur les obligations respectives des parties ?

     

    L’investisseur peut se montrer frileux de supporter les charges de l’article 606. Cette question se pose surtout lors du renouvellement.

     

    Quelques pistes :

     

    – On pourrait penser à la possibilité d’une renonciation expresse par laquelle les parties conviennent d’écarter l’application de ces règles. Mais cette renonciation expresse se trouve confrontée à des dispositions qui sont d’ordre public.

     

    => La loi PINEL précise que lorsque des stipulations contractuelles contreviennent à ces règles réputées d’ordre public, ces stipulations ne sont pas nulles mais déclarées non écrites. Le juge devra remettre les parties en l’état antérieur même en cas de commencement d’exécution du contrat.

     

    => Cependant, dans le statut des baux commerciaux, il existe d’autres dispositions légales d’ordre public et pourtant la jurisprudence a admis la possibilité pour les parties de les écarter. En effet, tel est le cas pour le droit au renouvellement du bail du preneur. La jurisprudence autorise les parties à écarter ce droit d’un commun accord, de sorte que le bail prend fin sans renouvellement ni même paiement d’indemnités d’éviction. Cela revient pour le preneur à renoncer à sa propriété commerciale.

    Il faut pour ce faire un accord clair, non équivoque et que l’engagement soit acté postérieurement au bail (non pas concomitamment ou antérieurement).

    => Question : Ne peut on pas admettre une même jurisprudence pour la règle impérative de répartition ?

    Comme les dispositions sont récentes il n’existe pas de jurisprudence sur ces règles mais il est possible de l’envisager.

    – En ce qui concerne les résidences de services, on pourrait considérer que l’on vienne juridiquement à traiter l’ensemble du bâtiment (et donc des éléments du gros œuvre) en parties privatives et non pas en parties communes. Ainsi, si ces parties privatives sont données en propriété au gestionnaire alors on neutralise l’incidence des dispositions. En effet, même à supposer que les dépenses relatives aux gros œuvres soient à la charge du bailleur, le bailleur est le gestionnaire.

     

    Deux difficultés :

     

    => Article 3 de la loi de 65 sur la copropriété

     

    « Sont communes les parties des bâtiments et des terrains affectées à l’usage ou à l’utilité de tous les copropriétaires ou de plusieurs d’entre eux.

    Dans le silence ou la contradiction des titres, sont réputées parties communes : le gros oeuvre des bâtiments, les éléments d’équipement commun, y compris les parties de canalisations y afférentes qui traversent des locaux privatifs, les locaux des services communs… »

    Cet article énonce des présomptions de parties communes notamment pour les travaux de gros œuvre du 606, les locaux des services communs. Mais la loi précise « dans le silence ou la contradiction des titres » ce qui signifie que l’on peut admettre l’inverse et les considérer comme étant des parties privatives lorsque les textes sont clairs.

    => L’article 58 de la loi Alur de mars 2014  prohibe que l’on puisse traiter les locaux des services communs comme des lots privatifs dans les résidences de tourisme classées. Il faut donc impérativement les traiter comme des parties communes. Cela signifie, par une interprétation à contrario, qu’à l’inverse il est possible de traiter les autres types de résidences comme des parties privatives.

    Ainsi, on pourrait considérer que le traitement juridique du bâtiment en parties privatives qui serait donné en propriété au gestionnaire permettrait d’écarter la problématique de répartition des travaux et charges.

     

    Le cas de la renégociation des loyers en cours de bail ou fin de bail

     

    En cas de procédure contentieuse (de conflit), un expert sera amené à étudier le bail. En effet le bail et la répartition des obligations qu’il contient auront une incidence sur son travail d’estimation de la valeur locative. Or lorsque le contrat de bail contient des clauses exorbitantes du droit commun qui visent à transférer sur le preneur, certaines obligations qui sont normalement à la charge du bailleur alors cela impactera la valeur locative. Dans ce cas et on aura une moindre augmentation des loyers pour rétablir l’équilibre. De la même manière, la répartition des travaux et charges aura une incidence sur l’ajustement des valeurs locatives. On peut donc penser que si par l’effet de la loi il est impossible pour le propriétaire bailleur de faire peser un certain nombre de charges sur le preneur alors la tendance ira dans le sens d’un ajustement des loyers à la hausse.

     

    On pourra peut être constater dans un avenir proche, un effet de hausse des loyers depuis la loi Pinel.

  4. Un bail commercial ORPEA : les points clés

    Le groupe ORPEA a été créé en 1989 par le Docteur Jean-Claude Marian. Il s’agit d’un des acteurs de référence européen dans la prise en charge globale de la Dépendance à travers son réseau d’établissements spécialisés. Aujourd’hui, ORPEA s’est développé en France et au niveau européen et regroupe plus de 500 établissements.

    Lors de l’acquisition d’une chambre neuve en résidence de services EHPAD (ORPEA), le bien sera livré à l’issue des travaux. Un bail commercial sera alors signé entre le bailleur (l’investisseur) et le preneur (le gestionnaire ORPEA). Ce contrat permet à l’investisseur de percevoir des revenus trimestriels durant une période de 11 ans et 9 mois.

    • Dans le cadre d’un bail commercial ORPEA, la Résidence distribue ces loyers de façon trimestrielle. À l’issue de la signature, le 15 du deuxième mois de chaque trimestre, le propriétaire de la chambre EHPAD percevra un premier versement.
    • Ensuite, une revalorisation triennale (tous les 3 ans) sera affectée à ces loyers le 1er janvier de chaque période.  Cette réévaluation se base sur l’indice EHPAD publié chaque année par le Ministère de l’Économie et des Finances. Cet indice n’a jamais été inférieur à 1% sur les 20 dernières années.
    • Chez ORPEA, la progression ne peut être supérieure à 2,5% par an et en contrepartie ne peut être inférieure à 0%. Cela signifie que le propriétaire de la chambre ne percevra en aucun cas un loyer diminué d’une période à une autre. Celui-ci sera toujours supérieur à son précédent loyer.
    • Le preneur doit effectuer des travaux d’entretien ainsi que des travaux de réhabilitions en cas de dégradations ou de remise aux normes. Ceux-ci seront intégralement à la charge de l’établissement et le propriétaire de la chambre n’aura en aucun cas à en subir le coût. Les articles 605-606 du Code Civil encadrent cette pratique. On retrouve également d’autres dépenses à la charge de la Résidence. Prenons l’exemple des dépenses de fonctionnement (salaires du personnel) et des charges locatives (eaux, électricités, collectes des ordures), qui ne seront également pas aux frais des acquéreurs.
    •  Dans le cas d’un besoin en publicité, la résidence EHPAD financera ses enseignes extérieures ou autres.
    • Pour se protéger d’éventuels risques, l’établissement ORPEA devra souscrire à des assurances (dégâts des eaux ou incendies). La protection de son activité ainsi que sa responsabilité professionnelle doivent être également garantie. Lors de l’adhésion auprès de polices d’assurance solvables, la résidence a pour obligation d’en informer le bailleur. Cela concède donc une protection du bien de l’investisseur.
    • Le financement d’une chambre EHPAD ORPEA ne nécessite aucune gestion de la part d’un investisseur. C’est pourquoi, sa présence n’est pas nécessaire lors d’assemblées de copropriétaires. Pour le représenter, un mandat est donc signé entre le preneur et le bailleur. En contrepartie, la résidence a pour devoir d’informer l’investisseur des différentes décisions votées.
    • Le cadre légal entoure également le terrain sur lequel le bâtiment est édifié. En effet, d’après les articles L 125 R ET R 125-13 du Code de l’Environnement, le preneur doit informer le bailleur de l’existence de risques naturels ou technologiques liée à la zone de construction.
     

    Suite à la signature de ce bail commercial, la Résidence EHPAD ORPEA ne peut revenir sur ces points durant toute la période du contrat (11 ans et 9 mois). Dans l’éventualité d’un manquement de sa part (non-versements des loyers, par exemple), le bailleur peut, par avis recommandé, adresser une mise en demeure à l’établissement. Dans un délai d’un mois, si cela ne produit aucun effet, le précédent bail commercial sera alors résilié entre les deux parties. La vente de la chambre pourra se faire auprès de la résidence directement ou auprès d’un gestionnaire spécialisé.

  5. Le bail commercial en EHPAD

    1.Pourquoi le bail commercial est important ?

    Le bail commercial est un contrat signé entre le propriétaire de la chambre (investisseur) et le gestionnaire de la résidence dans le cadre d’une activité industrielle, commerciale ou artisanale. Mais pourquoi le bail commercial est important ?

    Le bail commercial est important pour déterminer la durée d’occupation de l’établissement. Cette durée peut être déterminée ou renouvelable. La durée d’un bail neuf dans le secteur EHPAD est généralement de 12 ans, ensuite il peut être renouvelé par tacite reconduction. Normalement la durée d’un bail ne doit pas être inférieure à 9 ans.

     

    2.Déterminer les points principaux du bail

    • Le loyer qui sera versé par le gestionnaire est calculé en fonction de la taille, de l’espace, de la qualité de la résidence, et des coûts de construction. Il est donc indispensable d’analyser précisément la rentabilité offerte par le gestionnaire afin de maîtriser les recettes de votre investissement.
    • De plus la revalorisation des loyers est également une information contractuelle qui figure dans la bail. Donc en tant qu’investisseur vous pouvez savoir exactement comment évolueront vos recettes durant le bail, soit pendant 12 ans.
    • Toutes les frais liés aux travaux de la résidence ou de votre chambre peuvent être soit à la charge du gestionnaire soit à la charge de l’investisseur. Le point crucial qui le détermine est l’article 605 du code civil pour les petits travaux et l’article 606 du code civil pour les gros travaux. Un bail de qualité en ce moment permet d’avoir ces deux articles à la charge du gestionnaire et donc pour l’investisseur, aucun frais supplémentaires en cas de travaux.
    • Lorsque vous achetez une chambre EHPAD il faut savoir que vous payez le mobilier (lit, commode, rangements..). Dans tous les contrats, le renouvellement du mobilier est à la charge de l’investisseur, et doit être payé tous les 9 ans. Il est important de maitriser le montant du mobilier car dans certains cas, ou le mobilier serait supérieur à 9’000€, cela ferait que votre investissement ne vous rapporterait rien la 9ème année. Donc à bail égal, nous vous conseillons de privilégier un coût du mobilier entre 3000€ et 4000€ afin de limiter la perte lors du renouvellement.
    • Lorsque vous sélectionnez votre investissement et que vous analysez le bail, nous vous conseillons de privilégier un bail simple et clair. Lorsque le contrat que l’on vous propose est très long (plus de 50 pages) et que des points ne vous semblent pas clair, demandez une explication précise à votre conseiller. Sur ce point, nous notons que le bail ORPEA est le plus efficace, très simple, très clair, et il ne comporte que 8 pages : l’investisseur maîtrise tout de suite son investissement.
  6. Le contrat de bail commercial en résidences de services

    1. Le contrat de bail commercial

    Les résidences de services intéressent de plus en plus les français. Il s’agit d’un investissement permettant d’avoir un complément de revenus attractif et sécurisé. De nombreuses résidences de services sont en manque de places et les demandes d’admission augmentent au sein de ces établissements. C’est pour cela que l’investissement en EHPAD est devenu un placement très demandé.

    Un contrat de bail commercial est signé par l’investisseur avec le gestionnaire de l’établissement. Cet engagement est d’une durée de 9/12 ans lorsque l’on signe du neuf en VEFA. Le rendement de l’établissement doit être annoncé par le gestionnaire dans ce contrat ainsi que la revalorisation locative. L’investissement en EHPAD permet d’avoir des revenus grâce aux loyers perçus. Cette rentabilité doit être cohérente à la logique économique de l’exploitation. Un taux de rendement trop élevé peut être source de difficulté financière pour le gestionnaire. L’état de la résidence doit être mentionné  dans ce contrat de bail. De manière générale, une rentabilité cohérente qu’offrent la plupart des gestionnaires est comprise entre 4% et 5% sur le montant HT du bien.

    2.La convention tripartite

    Ces établissements doivent être aux normes et doivent respecter la convention tripartite. Il faudra donc vérifier si la résidence est encore neuve ou ancienne et si elle  respecte cette convention. Si elle est encore récente, elle suit forcément les normes en vigueur  mais dans le cas contraire, elle nécessitera de gros travaux de rénovation et ainsi de grosses dépenses.

    3.Les articles 605 et 606

    Dans les programmes que nous commercialisons nous privilégions les articles 605 et 606 du code civil qui doivent figurer dans le bail commercial. Ils déterminent la répartition des charges entre le propriétaire de l’EHPAD et le gestionnaire. Cette répartition peut modifier la rentabilité de l’EHPAD. Elle risque de diminuer si le gestionnaire prend en charge des travaux mais elle reste constante ou en hausse dans le cas où le propriétaire prend en charge les travaux.

    Avant de signer ce contrat de bail, il faut être vigilant sur quelques points. Il faut prendre en compte l’équilibre financier de l’établissement. Il est également important de vérifier l’état financier de l’exploitant car c’est lui qui verse le loyer tous les mois. Il faut bien connaitre son savoir faire et son historique. Plus le gestionnaire est important, plus le bail sera un gage de sérénité pour l’investisseur. C’est pour cette raison que nous proposons en priorité les programmes qui sont commercialisés par les plus gros gestionnaires afin de proposer un placement très sécurisé aux investisseurs.

  7. Articles 605 et 606 du code civil

    Quels sont les avantages des articles 605 et 606 du code civil pour l’investisseur ?

     

    Le marché des résidences est promis à un bel avenir. Selon le chiffre de l’INSEE, le nombre des personnes âgés va atteindre 23 millions d’ici cinquante ans. Partant de cette statistique, les investisseurs accourent pour s’y investir pleinement.

    Lors d’un investissement en résidence de services, le contribuable signe un contrat de bail avec le gestionnaire. Il représente un formidable outil  de sécurisation pour l’investisseur puisque c’est un contrat de longue durée  qui peut aller de 9 à12 ans. Le locataire ne paye pas le loyer à l’investisseur mais c’est le gestionnaire qui le verse tous les mois. Ce bail commercial prend en compte les articles 605 et 606 du code civil. Ces articles fixent la façon pour repartir les charges afférentes aux possibles rénovations. En théorie, lorsque ces articles ne sont pas mentionnés dans le bail, les charges afférentes relèvent de la responsabilité du bailleur.

    Mais dans le cas où les programmes de la résidence en EHPAD prennent en compte ces deux articles, tous les travaux sont à la charge du gestionnaire. L’article 605 définit les réparations d’entretien classiques comme la peinture, les entretiens électriques, le changement de porte ou la réparation de serrure. Il englobe toutes les charges permettant de conserver le bien dans un bon état d’image général. L’article 606 reprend toutes les grosses réparations comme le changement d’ascenseur, ravalement de façade.

    Les articles 605 et 606 offrent de nombreux avantages à l’investisseur s’ils sont à la charge du gestionnaire. L’investisseur peut profiter d’une bonne rentabilité sans se soucier de la gestion des biens. Cela contribue à faire de l’investissement en EHPAD, un investissement sûr et sans surprise puisque aucune dépense imprévue ne pourra survenir. L’investisseur peut bénéficier d’un avantage fiscal. Il peut profiter d’une réduction d’impôt par ce type d’investissement. L’investissement permet d’avoir une forte sécurité locative car même si la résidence EHPAD prend faillite, les revenus seront toujours versés de façon régulière.